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Dyslexie · adulte

Dyslexie de l’adulte : les signes, le diagnostic, et ce qui aide

Vous relisez trois fois un mail avant de l’envoyer. Vous évitez de lire à voix haute. Le soir, la tête est vide d’avoir compensé toute la journée. La dyslexie ne disparaît pas à 18 ans : elle se cache, et elle fatigue. Beaucoup d’adultes la découvrent tard, parfois le jour où leur enfant est diagnostiqué. Mettre un mot dessus soulage. Et à tout âge, l’effort que demande la lecture peut s’alléger.

Femme à lunettes, la main sur le front, qui lit et prend des notes sur son canapé
20 à 30 minla séance, trois fois par semaine
+3 000personnes accompagnées en dix ans
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Comprendre

Dyslexie adulte : ce qu’elle est, et ce qu’elle n’est pas

La dyslexie est un trouble durable de l’apprentissage de la lecture. Elle ne vient ni d’un manque d’intelligence, ni d’un manque de travail, ni d’un problème de vue : le cerveau traite les sons et les lettres des mots moins vite et moins précisément. Elle commence dans l’enfance, et elle accompagne la personne toute sa vie.

À l’âge adulte, on a appris à faire avec. On lit, mais lentement, en relisant. On choisit un métier où l’on écrit peu, on fait relire ses courriers, on prépare à l’avance ce qu’il faudra lire devant les autres. Ces stratégies marchent, mais elles coûtent : c’est une fatigue que personne ne voit.

Beaucoup d’adultes dyslexiques n’ont jamais été diagnostiqués. On leur a dit qu’ils étaient lents, distraits, ou « pas faits pour les études ». Le diagnostic arrive parfois à 30, 40 ou 50 ans, souvent quand leur propre enfant passe un bilan. Chez l’enfant, la dyslexie se repère et s’accompagne tôt ; chez l’adulte, il n’est jamais trop tard pour mettre un mot dessus.

Les symptômes de la dyslexie chez l’adulte

  • vous lisez lentement, et relisez plusieurs fois pour comprendre
  • lire à voix haute vous met mal à l’aise, en réunion comme le soir avec vos enfants
  • l’orthographe reste un combat : vous relisez dix fois un mail avant de l’envoyer
  • vous inversez des chiffres ou des lettres en recopiant un code, un numéro, un formulaire
  • prendre des notes en écoutant vous demande un effort énorme
  • les mots longs, les noms propres et les mots nouveaux s’écorchent
  • en fin de journée, la tête est vide et les yeux fatigués
Jeune homme fatigué qui se frotte l'œil en fin de journée

Au quotidien

Dyslexie chez l’adulte : au travail, en formation, en famille

On a appris à faire avec. Mais faire avec a un prix, et c’est souvent la fatigue qui le paie.

Au travail

Les mails relus et relus, les comptes rendus qui prennent des heures, la peur de laisser une faute devant un collègue. Beaucoup d’adultes dyslexiques s’épuisent à cacher ce qui leur coûte, plus qu’à faire leur travail.

En formation, aux examens

Prendre des notes, lire un énoncé long, tenir un temps limité : les études demandent tout ce qui coûte le plus. Reprendre une formation à l’âge adulte réveille souvent de vieux souvenirs d’école.

Avec ses enfants

L’histoire du soir qu’on évite, les devoirs qu’on n’ose pas corriger. Et souvent, le jour où l’enfant est diagnostiqué, le parent se reconnaît. Aider un enfant dyslexique à la maison

La fatigue

Compenser toute la journée use. Le soir, la tête est lourde, les yeux piquent, la patience est à bout. Ce n’est pas de la paresse : c’est une fatigue nerveuse, celle d’un effort permanent.

La confiance

« Lent », « distrait », « pas fait pour les études » : beaucoup ont grandi avec ces mots. Ils restent, même quand tout va bien. Et le corps garde la trace : une tension nerveuse qui monte dès qu’il faut lire ou écrire devant quelqu’un.

Rarement seule

La dyslexie voyage souvent avec la dysorthographie, parfois avec la dyscalculie ou un trouble de l’attention chez l’adulte. Tous les troubles dys

Diagnostic et aides

Diagnostic dys adulte : qui consulter, et quelles aides

Un diagnostic n’est pas une étiquette. Pour beaucoup d’adultes, c’est d’abord un soulagement, et c’est lui qui ouvre les aménagements.

Médecin qui explique un document à un patient adulte, à son bureau

Le médecin traitant, d’abord

C’est le premier interlocuteur. Il fait le point avec vous, écarte d’autres causes et vous oriente, avec une prescription, vers les bons professionnels.

Le bilan orthophonique

L’orthophoniste évalue la lecture, l’orthographe et le langage écrit, et pose le diagnostic. Le bilan et les séances sont pris en charge par l’Assurance maladie lorsqu’ils sont prescrits par un médecin.

Le bilan neuropsychologique

Il est parfois proposé pour faire le point sur l’attention, la mémoire ou un trouble associé. Il n’est pas remboursé par l’Assurance maladie ; certaines mutuelles en prennent une partie.

La vue, et les deux yeux

L’ophtalmologiste vérifie la vue, l’orthoptiste la façon dont les deux yeux travaillent ensemble. Une vision binoculaire qui fatigue ne cause pas la dyslexie, mais elle peut rendre la lecture encore plus pénible. Bilan orthoptique · Le test de fatigue visuelle

La RQTH, au travail

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé se demande à la MDPH de votre département. Elle peut ouvrir des aménagements de poste, comme des logiciels d’aide à la lecture et à l’écriture, financés selon les cas par l’Agefiph ou le FIPHFP. Vous n’êtes pas obligé d’en parler à votre employeur.

Pendant les études

Les étudiants dyslexiques peuvent demander des aménagements d’examens, comme du temps supplémentaire. La démarche se fait auprès du service handicap de l’établissement, le plus tôt possible dans l’année.

Et la CAF ? Il n’existe pas d’aide de la CAF propre à la dyslexie. La CAF (ou la MSA) verse l’AAH, l’allocation aux adultes handicapés, uniquement après une décision de la MDPH, qui évalue un taux d’incapacité, et selon vos ressources. Pour savoir ce qui est possible dans votre situation, adressez-vous à la MDPH de votre département.

Ce qui aide

Soigner la dyslexie chez l’adulte : ce qui est possible

On ne guérit pas d’une dyslexie, à aucun âge, et il faut se méfier de qui le promet. Mais on progresse à tout âge. La rééducation de la dyslexie chez l’adulte se fait avec l’orthophoniste : elle n’a pas d’âge, et elle donne des stratégies concrètes pour lire et écrire avec moins d’effort.

Les outils numériques font le reste. Ils ne remplacent pas la lecture : ils évitent qu’elle vous coûte toute votre énergie. Et la fatigue qui s’ajoute, celle des yeux et du système nerveux, peut elle aussi s’alléger. C’est là que nous intervenons.

Si vous êtes parent, le même chemin vaut pour votre enfant, avec l’orthophoniste et l’orthoptiste : enfant dys, qui fait quoi.

Ce qui allège le quotidien

  • la synthèse vocale, qui lit à voix haute les mails et les documents
  • la dictée vocale et le correcteur d’orthographe, pour écrire sans se battre
  • les livres audio, pour garder le plaisir des histoires
  • une police plus grande, des lignes plus espacées, des pauses régulières
  • relire le lendemain plutôt que tout de suite, quand c’est possible
  • en parler : à un proche, au médecin du travail, au référent handicap

Notre part

Le diploscope : alléger l’effort que la lecture demande, à tout âge

Un système nerveux, ce n’est pas nous : c’est notre autre nous, celui qu’on ne peut pas commander. Nous sommes deux. Quand on lit avec une dyslexie, il travaille double : il décode des lettres qui résistent, il tient les deux yeux sur la ligne, et il reste en alerte, de peur de se tromper. C’est cette fatigue-là que nous aidons à retomber.

L’orthophoniste travaille la lecture, de la feuille vers l’œil. L’orthodiplopie travaille de l’œil vers le système nerveux. Les deux se complètent.

Guillaume Liffran, fondateur de l’orthodiplopie et des Centres Cohérence, est associé à Amélie Di Cintio, orthophoniste. Dans leur cabinet partagé, ils ont mis au point pendant plus de quatorze mois un protocole pour les « dys » : l’orthophonie d’un côté, l’orthodiplopie de l’autre, en même temps. Le même accompagnement s’adresse aux adultes.

L’orthodiplopie, issue du Dr Rémy et de la méthode G.Quertant, se pratique avec le diploscope. Une plaque percée montre à chaque œil une partie différente de l’image : on ne voit l’ensemble que si les deux yeux coopèrent. Trois séances par semaine, pas plus, de vingt à trente minutes, à la distance de la lecture, avec des couleurs et des lettres choisies pour vous.

Pour l’enfant à partir de la grande section, l’adolescent ou l’adulte. Chez vous, partout en France, ou dans l’un de nos Centres Cohérence (Vaucluse, Gard, Hérault, Belgique, Maroc). La première séance à la maison se fait toujours accompagnée, par téléphone ou WhatsApp. En centre ou chez soi

Un adulte en séance au diploscope, chez lui, devant la table du salon
Une séance au diploscope, chez soi, à la table du salon.

Ce que les adultes nous racontent

  • une lecture qui fatigue moins vite
  • des mails et des documents qu’on aborde avec moins d’appréhension
  • des yeux qui tiennent devant l’écran, jusqu’au soir
  • une tête moins lourde en fin de journée
  • un système nerveux plus calme : on dort mieux, on est moins à cran

En plus de l’orthophoniste et du médecin, jamais à la place. L’orthodiplopie ne soigne pas la dyslexie.

140 €par mois, séances comprises, le diploscope chez vous
3 à 4 moisgénéralement, avec un début et une fin
20 €la séance en centre (25 € en Belgique), bilan 60 €

Chez vous ou près de chez vous : deux façons de commencer. « Vous me demandez un prix, une durée, et c’est normal. Mais je le dis en début de chaque séance : quand vous y êtes, ce que ça change au quotidien compte tellement que la question ne se pose plus. » — Guillaume Liffran, fondateur de l’orthodiplopie et des Centres Cohérence

En vidéo

Orthophonie et orthodiplopie, ensemble

Amélie Di Cintio, orthophoniste, et Guillaume Liffran expliquent comment leurs deux métiers se complètent. Et Mireille, adulte, raconte ce que les séances ont changé pour elle.

L’orthophoniste et le fondateur

Ce que fait chacun, et pourquoi travailler les deux en même temps.

Mireille, adulte

L’orthodiplopie ne s’adresse pas qu’aux enfants. Mireille raconte, avec ses mots, ce que ces séances ont changé dans son quotidien.

Voir les huit témoignages en vidéo

Homme souriant qui lit un livre, assis dehors
Retrouver le plaisir de lire, à son rythme.

Vos questions

Ce qu’on nous demande sur la dyslexie de l’adulte

Peut-on découvrir sa dyslexie à l’âge adulte ?

Oui, et c’est fréquent. Beaucoup d’adultes l’apprennent au moment du diagnostic de leur enfant, en reprenant des études ou en changeant de poste. La dyslexie était là depuis l’enfance ; elle était seulement compensée. Un bilan reste possible à tout âge.

Comment faire diagnostiquer une dyslexie quand on est adulte ?

Commencez par votre médecin traitant. Il peut vous prescrire un bilan orthophonique, pris en charge par l’Assurance maladie lorsqu’il est prescrit. L’orthophoniste évalue votre lecture et votre orthographe, et pose le diagnostic. Un bilan neuropsychologique, non remboursé, est parfois proposé en complément.

Existe-t-il une aide de la CAF pour un adulte dyslexique ?

Il n’existe pas d’aide de la CAF propre à la dyslexie. La CAF (ou la MSA) verse l’AAH, l’allocation aux adultes handicapés, uniquement après une décision de la MDPH, qui évalue un taux d’incapacité, et selon vos ressources. Pour un adulte qui travaille, la RQTH est souvent la démarche la plus utile : elle ouvre des aménagements de poste. La MDPH de votre département vous dira ce qui est possible dans votre situation.

Une RQTH, c’est possible pour une dyslexie ?

Oui, c’est possible : la MDPH décide au cas par cas, selon le retentissement de la dyslexie sur votre travail. Le dossier se fait avec un certificat de votre médecin ; décrivez-y concrètement vos difficultés au quotidien. Vous restez libre d’en parler, ou non, à votre employeur.

Peut-on soigner la dyslexie chez l’adulte ?

Pas au sens où l’on guérit d’une maladie : la dyslexie est un trouble durable. Mais on progresse à tout âge. La rééducation orthophonique de l’adulte donne des stratégies concrètes, les outils numériques font le reste, et la fatigue qui s’ajoute à la lecture peut, elle, s’alléger.

La méthode Quertant peut-elle soigner la dyslexie d’un adulte ?

Non, et nous ne le prétendons pas. Aucune méthode ne fait disparaître une dyslexie, et l’orthodiplopie n’est pas un traitement. Issue du Dr Rémy et de la méthode G.Quertant, elle vient en plus de l’orthophoniste, jamais à la place. Elle aide les deux yeux et le système nerveux à moins s’épuiser sur la ligne. La méthode Quertant : ce que c’est

Dyslexie et fatigue : pourquoi suis-je épuisé le soir ?

Parce que lire et écrire vous demandent, toute la journée, un effort que les autres ne fournissent pas : décoder, relire, vérifier, cacher. Les yeux s’y ajoutent, à force de tenir la ligne. Cette fatigue est réelle, et c’est souvent elle qui pèse le plus. Fatigue nerveuse, fatigue mentale

Combien de temps dure l’accompagnement, et combien ça coûte ?

Notre accompagnement dure généralement trois à quatre mois, avec un début et une fin : vingt à trente minutes, trois séances par semaine, pas plus. Chez vous, c’est 140 € par mois, séances comprises, sans bilan : un appel gratuit suffit pour commencer. Tous les tarifs

Parlons-en

Dix minutes au téléphone, et vous savez

Le premier échange est gratuit. Vous dites ce qui vous coûte quand vous lisez ou écrivez, et on vous dit ce que l’orthodiplopie peut y faire, et par où commencer.

Réserver mon appel gratuit

15 minutes, à l’heure que vous choisissez : vous laissez votre numéro, Guillaume vous rappelle. Ou appelez directement le 06 80 72 12 54.

Il est tard ? Écrivez : sur WhatsApp ou par e-mail, nous vous rappelons.

Depuis la Belgique ou l’étranger : +33 6 80 72 12 54 — WhatsApp, lui, est gratuit depuis tous les pays.

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