Il connaît la règle, il la récite, et pourtant il écrit « otomobil »
Des dictées couvertes de rouge, le même mot écrit de trois façons sur une page, des devoirs qui n'en finissent pas, un enfant qui finit par détester écrire. Ou un adulte qui relit dix fois un simple mail avant d'oser l'envoyer. Ce n'est ni de la paresse, ni un manque d'intelligence.
Trois formes, souvent mêlées
Les sons
La dysorthographie phonologique : confusions entre sons proches (f et v, t et d, ch et j), lettres oubliées, ajoutées ou inversées, mots collés ou coupés : « lécole », « la vion ».
L'usage
La dysorthographie lexicale : les mots s'écrivent comme ils se prononcent, sans mémoire de leur forme. « Otomobil », « februari », le même mot écrit différemment d'une ligne à l'autre.
La grammaire
Les accords oubliés, le pluriel, les terminaisons des verbes, les homophones (a / à, et / est) : la règle est sue à l'oral, pas appliquée à l'écrit.
Autour, souvent : une écriture lente et fatigante, une copie du tableau pleine d'erreurs, un grand écart entre ce que l'enfant sait dire et ce qu'il arrive à écrire, et une fatigue qui grimpe au fil des devoirs.
Deux troubles cousins, qui voyagent souvent ensemble
La dyslexie
Touche la lecture : déchiffrer, lire vite, comprendre ce qu'on lit. Voir la dyslexie et comment aider à la maison.
La dysorthographie
Touche l'écriture des mots : les transcrire correctement. Elle est très souvent associée à la dyslexie, parfois isolée. D'autres troubles peuvent s'y ajouter : dyspraxie, TDAH. Voir la liste des troubles dys.

Le bilan orthophonique, puis l'orthophonie
Le bilan
Sur prescription du médecin, l'orthophoniste fait passer un bilan du langage écrit, en général à partir du CE1, après deux ans d'apprentissage. Il est remboursé par l'Assurance maladie.
La rééducation
Des séances régulières d'orthophonie, souvent sur plusieurs années : conscience des sons, mémoire des mots, règles appliquées pas à pas. C'est le traitement de référence.
Les aménagements
À l'école, un PAP (plan d'accompagnement personnalisé) : temps supplémentaire, orthographe non pénalisée hors dictée, textes à trous, ordinateur et correcteur. Dans les cas lourds, un dossier MDPH.
Ce qui aide vraiment, au quotidien
Dédramatiser
On corrige une chose à la fois, on compte ce qui est juste, on ne recopie jamais une page pour punir. La confiance est la première chose à protéger.
Jouer avec les mots
Jeux de lettres, mots mêlés, lecture partagée le soir, dictées de trois mots choisis ensemble : de petites doses, souvent, et sans note.
Les outils
Ordinateur, correcteur orthographique, dictée vocale, police lisible et plus grande : ils ne « trichent » pas, ils libèrent l'enfant pour penser au fond.
En complément de l'orthophonie : ce qui se passe avant la plume
Guillaume Liffran, fondateur de l'orthodiplopie et des Centres Cohérence, est associé à Amélie Di Cintio, orthophoniste. Ensemble, ils ont conçu le protocole diploscope pour les enfants « dys », mis au point pendant plus de quatorze mois dans leur cabinet partagé : l'orthophonie d'un côté, l'orthodiplopie de l'autre, en même temps.
L'orthophonie travaille de la feuille vers l'œil : le son, la lettre, le mot. L'orthodiplopie, issue de la méthode Quertant (Culture Psycho-Sensorielle, C.P.S.), travaille de l'œil vers le système nerveux, en amont : au diploscope, l'enfant travaille la coordination des deux yeux et la fusion des images, par des exercices courts, trois fois par semaine. Pour écrire, il doit d'abord lire la consigne, suivre la ligne, copier le tableau : quand les lignes sautent et que les lettres dansent, voir le test de gêne visuelle en lecture.
Si votre enfant voit une orthophoniste, il faut continuer. Beaucoup d'enfants ont besoin des deux.
Un système nerveux équilibré permet un corps équilibré. L'orthodiplopie ne traite pas la dysorthographie et ne remplace jamais l'orthophonie : elle accompagne ce qui entoure, la fatigue visuelle, l'attention, l'agitation, la confiance devant l'écrit.

Chez vous, partout en France, ou dans l'un de nos centres
Le diploscope chez vous
140 € / moisNous vous envoyons le diploscope (40 € d'envoi) et nous vous guidons à distance. Trois séances par semaine, de vingt à trente minutes, adaptées à l'âge de l'enfant. Pas de bilan : un appel gratuit suffit pour démarrer. 40 € par personne supplémentaire du foyer. Louer un diploscope
En centre, avec un praticien
20 € la séanceLe praticien ajuste chaque exercice en direct, et le bilan (60 €, indispensable pour un suivi en centre) ouvre souvent bien des portes. 25 € la séance en Belgique. Voir les Centres Cohérence du Vaucluse et du Gard, de l'Hérault, de Belgique et du Maroc.
Pour comparer en détail : en centre ou chez soi et les tarifs. Pour les orthophonistes : le diploscope au cabinet.
La dysorthographie ne disparaît pas à 18 ans
Souvent jamais diagnostiquée
Beaucoup d'adultes ont grandi avec l'étiquette « nul en orthographe ». Au travail, c'est la peur des mails, des comptes rendus, du CV relu par un proche. Un bilan orthophonique est possible à tout âge, et il soulage souvent : il met enfin un nom sur les choses.
Des outils qui changent tout
Correcteurs avancés, dictée vocale, modèles de mails, relecture différée : ils compensent sans honte. Et quand la fatigue à l'écran s'ajoute, voir la fatigue visuelle de l'adulte et le trouble de l'attention chez l'adulte.
Guillaume Liffran, fondateur de l'orthodiplopie et des Centres Cohérence, associé à Amélie Di Cintio, orthophoniste. Plus de 3 000 personnes accompagnées, un réseau de praticiens formés.
Dysorthographie : les questions qu'on nous pose
Qu'est-ce que la dysorthographie ? Quelle définition ?
C'est un trouble spécifique et durable de l'orthographe : malgré un enseignement normal, une intelligence normale et une bonne volonté, l'enfant n'arrive pas à transcrire correctement les mots. Elle fait partie des troubles dys des apprentissages.
Quels sont les symptômes de la dysorthographie ?
Confusions de sons, lettres oubliées ou inversées, mots collés ou coupés, orthographe phonétique, accords oubliés, même mot écrit de plusieurs façons, écriture lente et fatigante, copie difficile.
Quelle différence entre dyslexie et dysorthographie ?
La dyslexie touche la lecture, la dysorthographie l'écriture des mots. Elles sont très souvent associées : on parle alors de dyslexie-dysorthographie.
Existe-t-il un test de dysorthographie ?
Le seul diagnostic fiable est le bilan orthophonique, sur prescription du médecin. Les tests en ligne ne diagnostiquent rien. Pour repérer une gêne visuelle associée, voir notre test de gêne visuelle en lecture.
Quels exercices faire à la maison ?
Ceux que propose l'orthophoniste avant tout. En plus : jeux de lettres, lecture partagée, petites dictées de mots choisis, sans note. Et pour les yeux : voir les exercices orthoptiques à la maison.
La dysorthographie se guérit-elle ?
C'est un trouble durable, mais il se compense très bien avec l'orthophonie, les aménagements et les outils. Beaucoup d'enfants dysorthographiques font de longues études.
La méthode Quertant soigne-t-elle la dysorthographie ?
Non, et nous ne le prétendons pas. Elle ne remplace jamais l'orthophonie : elle l'accompagne, en travaillant la coordination des deux yeux, la fatigue visuelle et l'attention. C'est tout le sens du protocole conçu avec Amélie Di Cintio, orthophoniste.
Combien ça coûte, et combien de temps ?
140 € par mois pour la location, 20 € la séance en centre (25 € en Belgique). Un accompagnement dure généralement trois à quatre mois. Il a un début et une fin : la plupart des personnes n'ont ensuite plus besoin de continuer.
Les pages voisines
Parlons-en, le premier appel est gratuit
Dites-nous ce que vit votre enfant, ou ce que vous vivez : nous vous disons franchement si nous pouvons vous aider.
Appeler le 06 80 72 12 54Ou écrivez-nous sur WhatsApp, ou par e-mail à gliffran@icloud.com.
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