Il compte encore sur ses doigts, les tables ne restent pas, et les maths deviennent une peur
Des soirées entières sur les tables de multiplication, oubliées le lendemain. Des colonnes qui se décalent, un 12 écrit 21, l'heure qu'il ne sait pas lire à dix ans. Et puis, un jour, ce « je suis nul en maths » qui s'installe. Chez l'adulte, c'est la monnaie, le pourboire, l'addition au restaurant qu'on laisse aux autres.
Ce qui doit alerter, selon l'âge
Le sens du nombre
Difficulté à estimer une quantité d'un coup d'œil, à savoir qui est le plus grand entre 7 et 9, à comprendre que 5, c'est « cinq objets ». Comptage sur les doigts qui dure bien après les autres.
Le calcul
Tables de multiplication et additions simples qui ne se mémorisent pas, calcul posé plein d'erreurs, retenues oubliées, colonnes mal alignées, chiffres inversés (12 et 21, 6 et 9).
Le quotidien
Lire l'heure, rendre la monnaie, estimer une durée ou une distance, suivre un problème en plusieurs étapes, la géométrie et l'espace sur la feuille.
Autour, souvent : une copie du tableau pleine d'erreurs de chiffres, une grande fatigue au moindre exercice, et une anxiété face aux maths qui finit par bloquer même ce que l'enfant sait faire.
Rarement seule
Les troubles associés
La dyscalculie accompagne souvent la dyslexie et la dysorthographie, la dyspraxie (le repérage dans l'espace, l'alignement des colonnes) ou le TDAH. Voir la liste des troubles dys.
Difficulté passagère ou trouble ?
Un enfant qui a raté une notion, qui a changé d'école ou qui a eu un mauvais enseignant peut peiner en maths sans être dyscalculique. C'est le bilan qui fait la différence, pas une mauvaise note.

Le bilan orthophonique, puis l'orthophonie
Le bilan
Sur prescription du médecin, l'orthophoniste réalise un bilan de la cognition mathématique (on parle aussi de bilan logico-mathématique). Il est remboursé par l'Assurance maladie. Un bilan neuropsychologique complète parfois le tableau.
La rééducation
Des séances régulières d'orthophonie : sens du nombre, manipulation, stratégies de calcul, logique. C'est le traitement de référence.
Les aménagements
À l'école, un PAP (plan d'accompagnement personnalisé) : calculatrice autorisée, tables sous les yeux, temps supplémentaire, papier quadrillé, énoncés simplifiés. Dans les cas lourds, un dossier MDPH.
Nées dans le même cabinet
Guillaume Liffran, fondateur de l'orthodiplopie et des Centres Cohérence, est associé à Amélie Di Cintio, orthophoniste. Ensemble, ils ont conçu le protocole diploscope pour les enfants « dys », mis au point pendant plus de quatorze mois dans leur cabinet partagé : l'orthophonie d'un côté, l'orthodiplopie de l'autre, en même temps.
L'orthophonie travaille de la feuille vers l'œil : le nombre, le calcul, la logique. L'orthodiplopie, issue de la méthode Quertant, travaille de l'œil vers le système nerveux, en amont : la coordination des deux yeux, la fusion des images, ce qui permet de suivre une colonne sans se perdre.
Si votre enfant voit une orthophoniste, il faut continuer. Beaucoup d'enfants ont besoin des deux.
Faire des maths sans que ça ressemble à des maths
Les jeux
Jeux de société avec dés, cartes, dominos, jeux de marchande : on compte, on compare, on additionne, sans cahier et sans note.
La vraie vie
La recette de cuisine, la monnaie au marché, l'heure du départ, les kilomètres du trajet : les nombres prennent un sens concret.
Désamorcer la peur
Pas de chrono, pas de « c'est facile pourtant », une seule chose à la fois. L'anxiété mathématique bloque plus que la difficulté elle-même.

Chez vous, partout en France, ou dans l'un de nos centres
Au diploscope, l'enfant travaille la coordination des deux yeux et la fusion des images, par des exercices courts, trois fois par semaine. Un système nerveux équilibré permet un corps équilibré : nous accompagnons ce qui entoure la dyscalculie, la fatigue visuelle, l'attention, la confiance devant les nombres.
Le diploscope chez vous
140 € / moisNous vous envoyons le diploscope (40 € d'envoi) et nous vous guidons à distance. Trois séances par semaine, de vingt à trente minutes, adaptées à l'âge de l'enfant. Pas de bilan : un appel gratuit suffit pour démarrer. 40 € par personne supplémentaire du foyer. Louer un diploscope
En centre, avec un praticien
20 € la séanceLe praticien ajuste chaque exercice en direct, et le bilan (60 €, indispensable pour un suivi en centre) ouvre souvent bien des portes. 25 € la séance en Belgique. Voir les Centres Cohérence du Vaucluse et du Gard, de l'Hérault, de Belgique et du Maroc.
Pour comparer en détail : en centre ou chez soi et les tarifs. Pour les orthophonistes : le diploscope au cabinet.
La dyscalculie ne disparaît pas à 18 ans
Souvent jamais diagnostiquée
Beaucoup d'adultes vivent avec l'étiquette « nul en maths » : l'addition au restaurant, le pourboire, un code à retenir, un budget, un horaire de train deviennent des épreuves qu'on évite. Un bilan orthophonique est possible à tout âge.
Des outils qui compensent
Calculatrice du téléphone, applications de budget, rappels, virements automatiques : ils libèrent sans honte. Et quand la fatigue à l'écran s'ajoute, voir la fatigue visuelle de l'adulte et le trouble de l'attention chez l'adulte.
Guillaume Liffran, fondateur de l'orthodiplopie et des Centres Cohérence, associé à Amélie Di Cintio, orthophoniste. Plus de 3 000 personnes accompagnées, un réseau de praticiens formés.
Dyscalculie : les questions qu'on nous pose
Qu'est-ce que la dyscalculie ? Quelle définition ?
C'est un trouble spécifique et durable des apprentissages en mathématiques : comprendre les nombres et les quantités, mémoriser les faits numériques, calculer. Il ne dépend ni de l'intelligence ni de la volonté.
Quels sont les symptômes de la dyscalculie ?
Comptage sur les doigts prolongé, tables qui ne se mémorisent pas, chiffres inversés, colonnes décalées, difficultés à lire l'heure, à rendre la monnaie, à estimer une quantité, à résoudre un problème.
Existe-t-il un test de dyscalculie ?
Le seul diagnostic fiable est le bilan orthophonique de la cognition mathématique, sur prescription du médecin. Les tests en ligne ne diagnostiquent rien. Pour repérer une gêne visuelle associée, voir notre test de gêne visuelle.
Dyscalculie ou simple difficulté en maths ?
La difficulté passagère s'améliore avec de l'aide et du temps. La dyscalculie persiste malgré un enseignement adapté, et touche le sens même du nombre. C'est l'orthophoniste qui fait la différence.
La dyscalculie se guérit-elle ?
C'est un trouble durable, mais il se compense très bien avec l'orthophonie, les aménagements et les outils. Beaucoup d'enfants dyscalculiques trouvent leur voie, souvent dans des métiers où ils excellent.
La méthode Quertant soigne-t-elle la dyscalculie ?
Non, et nous ne le prétendons pas. Elle ne remplace jamais l'orthophonie : elle l'accompagne, en travaillant la coordination des deux yeux, la fatigue visuelle et l'attention. C'est tout le sens du protocole conçu avec Amélie Di Cintio, orthophoniste.
Combien ça coûte, et combien de temps ?
140 € par mois pour la location, 20 € la séance en centre (25 € en Belgique). Un accompagnement dure généralement trois à quatre mois. Il a un début et une fin : la plupart des personnes n'ont ensuite plus besoin de continuer.
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Parlons-en, le premier appel est gratuit
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