Phobie d'impulsion
Une pensée vous traverse, brutale, absurde, totalement contraire à ce que vous êtes. Et aussitôt la panique : pourquoi j'ai pensé ça ? Est-ce que je pourrais vraiment le faire ? Vous n'en parlez à personne, parce que vous avez honte, et parce que vous craignez qu'on vous juge dangereux.
Vous n'êtes pas dangereux. Vous vivez ce qu'on appelle une phobie d'impulsion, et elle appartient aux troubles anxieux.
Définition
Qu'est-ce qu'une phobie d'impulsion ?
Les phobies d'impulsion appartiennent à la catégorie des troubles anxieux. Elles se caractérisent par la peur obsédante et irrationnelle de perdre le contrôle de soi et de commettre un acte dangereux, absurde ou interdit — un acte en contradiction avec ses valeurs les plus profondes.
C'est précisément là que se trouve la clé. Ces pensées sont ce que les spécialistes appellent égodystoniques : elles vous répugnent. Vous ne les voulez pas, elles s'imposent à vous, et c'est l'horreur qu'elles vous inspirent qui crée l'angoisse. Quelqu'un qui aurait réellement l'intention de nuire n'en serait pas terrifié.
Les formes les plus fréquentes concernent la peur de se faire du mal, la peur de blesser un proche — souvent un enfant ou un bébé, chez de jeunes parents épuisés — ou la crainte de prononcer des mots inappropriés dans un lieu où il ne faut surtout pas : une église, une réunion, une salle de classe.

Ce que ça provoque
Les conséquences au quotidien
- une hypervigilance permanente, et une anxiété chronique
- un sentiment de culpabilité ou de honte, parce que ces pensées vont à l'encontre de votre personnalité réelle
- l'évitement de certaines situations, de certains objets, de certains lieux
- parfois l'installation d'un cercle vicieux de TOC : rituels de contrôle, vérifications constantes
L'évitement soulage sur le moment et aggrave à long terme : chaque situation évitée confirme au cerveau qu'il y avait bien un danger.
Quand consulter, et sans attendre
Une phobie d'impulsion se soigne, et le premier interlocuteur est votre médecin, qui vous orientera vers un psychologue ou un psychiatre. C'est d'autant plus important que ces pensées sont épuisantes et qu'on les garde souvent secrètes pendant des années.
Une précision essentielle : une phobie d'impulsion, c'est une pensée qui vous fait horreur. Si ce que vous vivez ressemble plutôt à une intention, à un projet, ou si vous ne vous sentez plus en sécurité, ce n'est plus le même sujet et il faut en parler tout de suite. Le 3114 est joignable gratuitement, 24 heures sur 24, partout en France.
Les réponses existantes
Phobie d'impulsion : quels traitements ?
Les thérapies cognitivo-comportementales
C'est le traitement de référence, avec des résultats bien documentés. Le principe : apprendre à laisser passer la pensée sans lui donner d'importance, et abandonner progressivement les vérifications et les évitements.
Le suivi médical
Un traitement médicamenteux est parfois proposé, notamment quand la phobie d'impulsion s'inscrit dans un TOC constitué. C'est une décision qui appartient au médecin, pour une durée définie.
Ce qui aide autour
Le sommeil, d'abord — ces pensées sont beaucoup plus envahissantes quand on est épuisé. Et le fait d'en parler à quelqu'un : la plupart des personnes concernées découvrent avec soulagement que c'est un trouble connu, décrit, et fréquent.
Notre place là-dedans
Travailler sur le terrain, pas sur les pensées
Assis devant un appareil appelé diploscope, vous observez des repères lumineux et vous dites ce que vous voyez. Ce que cela sollicite, c'est la coordination des deux yeux et la fusion des deux images — un travail que le système nerveux conduit en permanence, et qui se dérègle chez beaucoup de personnes en hypervigilance.
Cette rééducation nerveuse et sensorielle, aussi appelée neuro pédagogie Quertant, est issue des travaux de G.Quertant, dont la méthode Quertant porte le nom. Elle porte sur la régulation du système nerveux autonome, souvent surstimulé chez les personnes anxieuses.
Elle n'agit pas sur les pensées intrusives elles-mêmes. Ce que les personnes décrivent le plus souvent, c'est un corps qui s'emballe moins vite et des réactions moins fortes quand la pensée arrive. Ce sont des observations rapportées, pas une promesse de résultat.
L'orthodiplopie vient en complément d'un suivi psychologique et médical, jamais à leur place, et ne conduit jamais à interrompre une prise en charge en cours.

Deux façons de commencer
Chez vous, ou dans l'un de nos centres
Le diploscope chez vous — 140 € par mois
Partout en France. L'appareil arrive monté et réglé. Vos exercices sont préparés un par un par un praticien qui lit vos réponses de la semaine, chacun avec une courte vidéo. Deux à trois séances hebdomadaires de vingt à trente-cinq minutes. Pas de bilan préalable : un appel gratuit suffit. Sans engagement, sans caution.
La séance en centre — 20 €
25 € en Belgique. Le praticien observe en direct et ajuste dans la minute. L'accompagnement en centre s'ouvre par un bilan visuel à 60 €. Les Centres Cohérence du Vaucluse et du Gard reçoivent, ainsi que la Belgique ; un quatrième centre ouvre à Montpellier.
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande
Est-ce que je risque vraiment de passer à l'acte ?
Non. C'est la question que tout le monde pose, et la réponse est rassurante : la phobie d'impulsion se définit justement par l'horreur que la pensée inspire. Ce n'est pas une envie, c'est une peur. Les deux sont à l'opposé l'une de l'autre.
Peur ou envie : comment faire la différence ?
L'envie s'accompagne d'un certain plaisir ou d'un soulagement à l'idée. La peur s'accompagne de dégoût, d'angoisse et d'évitement. Si vous cherchez cette page à trois heures du matin, terrifié, vous avez déjà votre réponse. Un psychologue pourra vous le confirmer, et c'est souvent cette confirmation qui libère.
Existe-t-il un test de phobie d'impulsion ?
Pas de test à faire seul chez soi qui vaille quelque chose. Ce qui existe, ce sont des questionnaires cliniques utilisés par les psychologues, dans le cadre d'un entretien. Méfiez-vous des tests trouvés en ligne : ils entretiennent souvent la vérification, qui est précisément le mécanisme à défaire.
Je viens d'avoir un bébé et ces pensées me terrifient. Est-ce normal ?
C'est très fréquent, chez les mères comme chez les pères, et c'est très peu dit. La fatigue extrême et l'immense responsabilité d'un nourrisson créent un terrain propice. Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme : ils connaissent bien ce cas de figure et ne vous jugeront pas.
Faut-il passer un bilan avant de commencer ?
En centre, oui : l'approche n'est pas la même et le bilan sert à régler l'appareil pour vous. Pour une location à domicile, non : le matériel est différent, un appel gratuit suffit.
Est-ce remboursé ?
Jamais par la Sécurité sociale. Certaines mutuelles participent, souvent sur présentation d'une ordonnance, au cas par cas.
L'orthodiplopie est une méthode d'accompagnement. Elle ne pose aucun diagnostic, ne traite aucune maladie et ne remplace aucun suivi médical ou psychologique. Le diploscope vision lecture est un outil d'accompagnement non thérapeutique : il ne constitue pas un dispositif médical. En cas de détresse, le 3114 est joignable gratuitement 24 h/24.
Dites-nous simplement ce qui vous arrive
Le premier échange téléphonique est gratuit. Nous vous dirons franchement si l'orthodiplopie a du sens dans votre situation.
