Anxiété de santé
Vous avez repris votre pouls trois fois ce matin. Vous connaissez par cœur les premières lignes des pages santé. Votre médecin vous a rassuré, et le soulagement a tenu deux jours. Être hypocondriaque, ce n’est pas être douillet ni chercher de l’attention : c’est vivre avec une alarme qui sonne pour un bruit de fond.
Définition
Hypocondrie : de quoi parle-t-on exactement ?
L’hypocondrie, aujourd’hui appelée trouble anxieux lié à la santé, est une peur excessive d’être atteint d’une maladie grave, qui persiste alors qu’aucun diagnostic ne la confirme. La personne hypocondriaque interprète de façon catastrophique des sensations corporelles réelles mais bénignes — un battement plus fort, une douleur passagère, une tension — et cherche à se rassurer par des vérifications : consultations répétées, recherches sur Internet, examens.
Le trouble hypocondriaque touche des adultes de tout âge, et il n’épargne pas les adolescents, chez qui il prend souvent la forme de plaintes physiques quotidiennes et de refus d’aller en cours.
Les symptômes
Hypocondrie et symptômes physiques : ce que vit la personne
Les sensations ne sont pas inventées. Elles sont bien là, et c’est leur lecture qui s’emballe.
Dans le corps
- palpitations, gorge serrée, oppression
- douleurs mobiles, fourmillements
- vertiges, nausées, troubles digestifs
- fatigue installée par l’hypervigilance
Dans la tête et le quotidien
- vigilance permanente au moindre signal
- prises de pouls, palpations, auto-examens
- plusieurs avis médicaux, parfois contradictoires
- angoisse qui revient malgré les rassurances
- ruminations centrées sur la maladie
Les causes
Hypocondrie : quelles causes ?
Il n’y a pas une cause unique, mais plusieurs terrains qui se combinent.
- Émotionnel : anxiété de fond, peur de la mort, besoin de contrôle, faible tolérance à l’incertitude
- Familial : une enfance où la santé occupait beaucoup de place, une peur transmise
Les prises en charge
Ce qui existe aujourd’hui
Le médecin reste le premier interlocuteur : c’est lui qui écarte une cause organique et qui oriente. La thérapie cognitive et comportementale (TCC) fait référence sur ce trouble, avec des résultats documentés, et c’est souvent la voie la plus directe. Une psychothérapie de soutien apaise l’anxiété de fond. Un traitement médicamenteux est parfois proposé lorsqu’un trouble anxieux généralisé ou dépressif est associé.
Ces approches travaillent les pensées et le vécu. L’hypocondrie a aussi une composante sensorielle et neurovégétative très marquée : le corps réagit avant la raison. C’est sur ce terrain-là que nous intervenons, sans remplacer aucun des suivis ci-dessus.
Notre place là-dedans
Travailler sur le système nerveux, en amont du mental
Assis devant un appareil appelé diploscope, vous observez des repères lumineux et vous dites ce que vous voyez. Ce que cela sollicite, c’est la coordination des deux yeux et la fusion des deux images — un travail que le système nerveux conduit en permanence, et qui se dérègle souvent chez les personnes en hypervigilance.
Cette rééducation nerveuse et sensorielle, aussi appelée neuro pédagogie Quertant, est issue des travaux de G.Quertant, dont la méthode Quertant porte le nom. Les personnes que nous accompagnons décrivent souvent, au fil des semaines : un système nerveux autonome moins en alerte, des réactions corporelles moins vives, une lecture de leurs sensations plus paisible, moins de tensions physiques, et un sommeil qui se remet en place.
Ce sont des observations rapportées, pas une promesse. L’orthodiplopie ne pose pas de diagnostic et ne remplace ni votre médecin, ni votre psychologue, ni un traitement en cours.

Deux façons de commencer
Chez vous, ou dans l’un de nos centres
Le diploscope chez vous
140 € par mois, partout en France. L’appareil arrive monté et réglé. Vos exercices sont préparés un par un par un praticien qui lit vos réponses de la semaine, chacun avec une courte vidéo. Deux à trois séances hebdomadaires de vingt à trente-cinq minutes. Pas de bilan préalable : un appel gratuit suffit. Sans engagement, sans caution.
La séance en centre
20 € la séance en France, 25 € en Belgique. Le praticien observe en direct, ajuste dans la minute et voit ce que vous ne sauriez pas décrire. L’accompagnement en centre s’ouvre par un bilan visuel à 60 €, nécessaire pour régler l’appareil précisément pour vous. Les Centres Cohérence reçoivent en Vaucluse, dans le Gard et en Belgique ; un quatrième ouvre à Montpellier.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande
Quelle est la différence entre hypocondrie et vraie inquiétude ?
S’inquiéter d’un symptôme et consulter, c’est prendre soin de soi. Dans le trouble hypocondriaque, la peur revient quoi qu’en dise l’examen, et elle occupe une place qui empêche de vivre. C’est cette persistance malgré la rassurance qui fait la différence.
Mes symptômes physiques sont-ils réels ?
Oui. Palpitations, douleurs, vertiges, fatigue : ce sont de vraies sensations, produites par un système nerveux en alerte. Personne ici ne vous dira que vous inventez quoi que ce soit.
Dois-je arrêter de voir mon médecin ?
Non, jamais. Continuez votre suivi et parlez-lui de votre démarche. Nous n’écartons aucune cause médicale : ce n’est pas notre rôle, et nous n’en avons pas la compétence.
Faut-il passer un bilan avant de commencer ?
En centre, oui : l’approche n’est pas la même et le bilan sert à régler l’appareil pour vous. Pour une location à domicile, non : le matériel est différent, un appel gratuit suffit.
Combien de temps dure un accompagnement ?
Trois à six mois en général, à raison de deux à trois séances par semaine. C’est la régularité qui compte, pas l’intensité.
Est-ce remboursé ?
Jamais par la Sécurité sociale. Certaines mutuelles participent, souvent sur présentation d’une ordonnance, au cas par cas.
L’orthodiplopie est une méthode d’accompagnement. Elle ne pose aucun diagnostic, ne traite aucune maladie et ne remplace aucun suivi médical ou psychologique. Le diploscope vision lecture est un outil d’accompagnement non thérapeutique : il ne constitue pas un dispositif médical. Devant un symptôme physique, consultez votre médecin.
Dites-nous simplement ce qui vous arrive
Le premier échange téléphonique est gratuit. Nous vous dirons franchement si l’orthodiplopie a du sens dans votre situation.

