Hypersensibilité
Une remarque anodine vous occupe trois jours. Un supermarché un samedi vous vide. Vous sentez l’humeur d’une pièce avant que personne n’ait parlé, et le soir vous n’avez plus rien à donner. Dévalorisation, mauvaise estime de soi, repli, isolement : beaucoup de personnes hypersensibles vivent leur hyperémotivité comme un handicap au quotidien. Ce n’est pas une fatalité, et ce n’est pas une anomalie.
Ce que c’est
L’hypersensibilité : une grande qualité pas toujours facile à vivre
Votre système nerveux central répond plus fort que la moyenne aux stimulations — bruits, odeurs, lumière, ambiance d’une pièce. Vous ressentez vos émotions et celles des autres de façon décuplée. Ce n’est pas une maladie : c’est un trait de fonctionnement, qu’on appelle aussi HPE, et il vient avec de vraies qualités.
- la créativité
- la lucidité
- la délicatesse
- la connexion à soi et à son environnement
- l’empathie sincère
- la qualité d’écoute
- la loyauté
- la compassion
- l’intuition
- le goût d’apprendre
Le revers est réel, et il ne se choisit pas : épuisés émotionnellement et cognitivement par l’excès de stimulations, beaucoup d’hypersensibles arrivent à saturation. C’est là que l’hypersensibilité au bruit, l’irritabilité et la fatigue s’installent. Chez un adolescent, cela ressemble souvent à un repli soudain et à un refus de sortir.
Cinq conseils
Comment être moins sensible, et mieux gérer son hyperémotivité
1
Acceptez votre hypersensibilité
Reconnaître votre hypersensibilité et accepter d’être différent, c’est la première étape. Sans cela, vous passerez votre énergie à vouloir ressembler aux autres.
2
Acceptez qu’elle soit une qualité
Votre extrême sensibilité peut vous rendre susceptible, irritable, à fleur de peau. Ces aspects-là s’apprivoisent, et il est possible d’agir sur votre anxiété. Pensez à l’autre versant : vous écoutez vraiment les gens, vous les comprenez, vous vous investissez pour de grandes causes.
3
Écoutez-vous, reposez-vous
Les hypersensibles ont besoin de prendre du recul, parfois de s’isoler, pour retrouver leur énergie. Toutes les stimulations puisent en vous — relationnelles, sensorielles, cognitives. Se préserver n’est pas un caprice.
4
Distinguez vos émotions de celles des autres
L’expression « éponge émotionnelle » vous dit sûrement quelque chose. Quand une émotion vous traverse, vous appartient-elle, ou s’agit-il d’une contamination émotionnelle ? Faire la différence aide à prendre du recul.
5
Travaillez sur les centres nerveux
Les centres nerveux régulateurs se situent à la base du cerveau. Des exercices visuels permettent de les solliciter directement. C’est le terrain sur lequel nous travaillons.
Notre place là-dedans
Le cinquième conseil, en détail
Assis devant un appareil appelé diploscope, vous observez des repères lumineux et vous dites ce que vous voyez. Ce que cela sollicite, c’est la coordination des deux yeux et la fusion des deux images — un travail que le système nerveux conduit en permanence, et qui se dérègle souvent chez les personnes très réactives aux stimulations.
Cette rééducation neuronale et sensorielle, aussi appelée neuro pédagogie Quertant, est issue des travaux de G.Quertant, dont la méthode Quertant porte le nom. Au fil des semaines, les personnes que nous accompagnons décrivent souvent des réactions moins vives, moins de crises d’angoisse, un sommeil qui se remet en place et une journée qui se termine avec un peu d’énergie en réserve.
Ce sont des observations rapportées, pas une promesse de résultat. L’orthodiplopie ne pose aucun diagnostic et ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni une thérapie en cours.

Les réponses existantes
Hypersensibilité : existe-t-il un traitement ?
Il n’existe pas de traitement de l’hypersensibilité, pour une raison simple : ce n’est pas une maladie. Ce qui se travaille, ce sont ses effets quand ils deviennent envahissants — l’anxiété, l’irritabilité, les troubles du sommeil, parfois la phobie sociale.
Un psychologue aide à mettre des mots et des limites. Les thérapies cognitivo-comportementales donnent des résultats documentés sur l’anxiété. La sophrologie et la méditation apaisent la réactivité. Votre médecin reste l’interlocuteur pour tout ce qui touche au corps et au sommeil.
L’orthodiplopie travaille ailleurs, sur le terrain physiologique, sans aucune substance. C’est pourquoi elle s’ajoute à un suivi sans le perturber.
Deux façons de commencer
Chez vous, ou dans l’un de nos centres
Le diploscope chez vous
140 € par mois, partout en France. L’appareil arrive monté et réglé. Vos exercices sont préparés un par un par un praticien qui lit vos réponses de la semaine, chacun avec une courte vidéo. Deux à trois séances hebdomadaires de vingt à trente-cinq minutes. Pas de bilan préalable : un appel gratuit suffit. Sans engagement, sans caution.
La séance en centre
20 € la séance en France, 25 € en Belgique. Le praticien observe en direct, ajuste dans la minute et voit ce que vous ne sauriez pas décrire. L’accompagnement en centre s’ouvre par un bilan visuel à 60 €, nécessaire pour régler l’appareil précisément pour vous. Les Centres Cohérence reçoivent en Vaucluse, dans le Gard et en Belgique ; un quatrième ouvre à Montpellier.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande
Hypersensibilité, HPE, HPI : est-ce la même chose ?
Non. Le HPE désigne un fonctionnement émotionnel intense, le HPI un fonctionnement intellectuel particulier. Les deux se rencontrent souvent chez la même personne, sans que l’un implique l’autre.
Existe-t-il une approche naturelle, sans médicament ?
L’orthodiplopie n’emploie aucune substance : vous êtes assis devant un appareil, vous regardez, vous décrivez ce que vous voyez. Elle ne dispense pas d’un avis médical et ne conduit jamais à interrompre un traitement en cours.
Mon adolescent s’isole et supporte mal le bruit, est-ce lié ?
Parfois. L’hypersensibilité au bruit et à la lumière est fréquente à cet âge et passe souvent pour du caractère. Le téléphone est gratuit : nous vous dirons franchement si nous sommes le bon interlocuteur.
Faut-il passer un bilan avant de commencer ?
En centre, oui : l’approche n’est pas la même et le bilan sert à régler l’appareil pour vous. Pour une location à domicile, non : le matériel est différent, un appel gratuit suffit.
Combien de temps dure un accompagnement ?
Trois à six mois en général, à raison de deux à trois séances par semaine. C’est la régularité qui compte, pas l’intensité.
Est-ce remboursé ?
Jamais par la Sécurité sociale. Certaines mutuelles participent, souvent sur présentation d’une ordonnance, au cas par cas.
L’orthodiplopie est une méthode d’accompagnement. Elle ne pose aucun diagnostic, ne traite aucune maladie et ne remplace aucun suivi médical ou psychologique. Le diploscope vision lecture est un outil d’accompagnement non thérapeutique : il ne constitue pas un dispositif médical.
Dites-nous simplement ce qui vous arrive
Le premier échange téléphonique est gratuit. Nous vous dirons franchement si l’orthodiplopie a du sens dans votre situation.

