La méthode orthodiplopie

L'orthodiplopie:
Quand les deux yeux réapprennent à travailler ensemble

Une méthode de rééducation neurovisuelle qui relie l'œil au système nerveux
pour les enfants comme pour les adultes
en complément du suivi orthophonique, jamais à sa place.

De l'œil au système nerveux

Quand le système se met en compensation

Il arrive que les deux yeux n’arrivent plus à suivre ensemble. Pour ne pas voir double, le système se protège : il met un œil en retrait. On appelle cela l’inhibition. L’enfant compense, son système nerveux s’habitue, et il finit par lire malgré tout. Vu de l’extérieur, rien n’y paraît.

Mais à l’intérieur, c’est un effort de chaque instant. L’information ne circule plus librement entre l’œil et le cerveau, et cet effort silencieux, jour après jour, engendre souvent une grande fatigue et beaucoup d’anxiété. Un enfant qui compense sans le dire devient parfois un adulte anxieux — non parce qu’il est fragile, mais parce que, depuis toujours, son système travaille deux fois plus pour accomplir une chose simple : lire.

Le diploscope, dispositif conçu pour le travail neurovisuel

Une racine : la méthode G.Quertant

L’orthodiplopie s’inscrit dans la filiation des travaux de Georges Quertant, chercheur français du XXᵉ siècle qui, le premier, a relié la qualité du fonctionnement du système nerveux à celle de la vision. De cet héritage, l’orthodiplopie conserve l’intuition fondatrice — l’œil comme porte d’entrée vers l’équilibre nerveux — et y ajoute son propre protocole, le Chromo-Diplopie, ainsi qu’un dispositif conçu spécialement pour cela : le diploscope.

 

 

Pour qui, et comment cela se passe

L’orthodiplopie accompagne enfants, adolescents et adultes. Certains arrivent sur le conseil de leur orthophoniste, qui repère la dimension visuelle d’une difficulté de lecture. Beaucoup d’autres viennent parce qu’un parent, un proche, une famille leur a parlé des résultats : ici, le bouche-à-oreille raconte tout. D’autres encore poussent la porte parce qu’ils sentent, simplement, que quelque chose résiste malgré tous les efforts.

À chaque fois, le point de départ est le même : prendre le temps de comprendre ce qui se joue dans le regard. Puis, séance après séance, un travail ciblé et des outils dédiés viennent remettre les deux yeux en coopération. Des séances courtes, à un rythme tenable, avec des repères clairs à chaque étape.

De cette approche sont nés les Centres Cohérence. Ce qui a commencé près d’Avignon s’est étendu en Vaucluse, dans le Gard et jusqu’en Belgique, et d’autres praticiens ont été formés à la méthode — pour que chaque famille trouve, près de chez elle, un accompagnement fidèle à l’esprit de l’orthodiplopie.

L’orthodiplopie agit sur des troubles fonctionnels, et non sur des troubles organiques (lésion, infection, malformation). Elle ne corrige pas la vue et ne remplace aucun suivi médical : une collaboration avec les professionnels de santé est toujours la bienvenue. Aucune prescription ni diagnostic médical n’est délivré dans ce cadre.

L’orthodiplopie ne traite pas la dyslexie, qui relève du suivi orthophonique. Elle s’intéresse à la dimension visuelle et nerveuse qui accompagne souvent les difficultés de lecture : la coordination des deux yeux, la circulation de l’information vers le cerveau. Ce travail vient en complément du parcours de l’enfant, en appui des professionnels qui l’entourent — jamais à leur place.