Notre méthode
Comment fonctionne l'orthodiplopie : quand les deux yeux réapprennent à travailler ensemble
Pour lire, vos deux yeux doivent viser le même point des milliers de fois par heure, et c'est le système nerveux qui commande ce réglage, sans que personne s'en aperçoive. Quand il se dérègle, lire devient fatigant. L'orthodiplopie remet les deux yeux en coopération — chez l'enfant à partir de la grande section, l'adolescent ou l'adulte.
Elle vient en plus du suivi orthophonique ou médical, jamais à sa place. Elle est issue du Dr Rémy et de la méthode G.Quertant.

la distance de la lecture, la seule que nous travaillons
trois séances par semaine, pas plus
personnes accompagnées en dix ans
85 avis Google
Le principe
De l'œil au système nerveux
Chacun de vos deux yeux envoie une image, et le système nerveux les réunit en une seule, nette et stable. Ce réglage n'est pas un geste volontaire : il est commandé en continu.
Voir de loin et voir de près, c'est une chose — c'est ce que mesure l'ophtalmologiste. Faire coopérer ses deux yeux sur une ligne de texte pendant vingt minutes, c'en est une autre. Une personne peut avoir dix dixièmes à chaque œil et dépenser une énergie considérable à tenir sa lecture.
L'orthodiplopie ne travaille pas sur l'œil. Elle travaille sur cette commande nerveuse, celle qui place les deux yeux ensemble.

Ce que la personne décrit
Les deux sens de l'écart
Une plaque percée présente une image différente à chaque œil. La personne décrit simplement ce qu'elle voit : combien de repères, et comment ils sont disposés. Rien d'autre ne lui est demandé. C'est de cette description que le praticien lit comment les deux yeux se sont placés à cet instant précis.
Vous ne cherchez pas à savoir si c'est bien ou mal. Vous cherchez dans quel sens le système s'écarte, et de combien. Les exercices, courts et répétés, partent de ce que chacun décrit, et le praticien refait le point régulièrement — parce que ce qui se voit dans l'appareil, rien dans le comportement ne le montre.
Ce que nous vérifions
Quand le système se met en compensation
Il arrive que les deux yeux n'arrivent plus à suivre ensemble. Pour ne pas voir double, le système se protège : il met un œil en retrait. On appelle cela l'inhibition. L'enfant compense, son système nerveux s'habitue, et il finit par lire malgré tout. Vu de l'extérieur, rien n'y paraît.
Mais à l'intérieur, c'est un effort de chaque instant. L'information ne circule plus librement entre l'œil et le cerveau, et cet effort silencieux, jour après jour, engendre souvent une grande fatigue et beaucoup d'anxiété. Un enfant qui compense sans le dire devient parfois un adulte anxieux — non parce qu'il est fragile, mais parce que, depuis toujours, son système travaille deux fois plus pour accomplir une chose simple : lire.
C'est pour cela que nous refaisons le point à l'appareil, au lieu de demander simplement si ça va mieux : une inhibition ressemble, de l'extérieur, à un progrès.


L'appareil
Le diploscope, conçu pour ce travail
Le diploscope est un appareil d'optique décrit au XIXe siècle par le docteur Rémy, et repris dans les années 1930 par Georges Quertant, chercheur français qui, le premier, a relié le fonctionnement du système nerveux à la coordination des deux yeux.
De cet héritage, l'orthodiplopie conserve l'intuition fondatrice — l'œil comme porte d'entrée vers l'équilibre nerveux — et y ajoute son propre protocole, la chromo-diplopie, ainsi qu'un appareil conçu spécialement : un diploscope calibré à 42,7 centimètres, la distance exacte de la lecture.
La méthode a continué d'avancer depuis : les couleurs et les lettres sont choisies pour chaque personne et changent avec elle, au lieu d'être fixées d'avance. Ce que nous avons gardé, et ce que nous avons fait avancer
Le diploscope n'est pas un dispositif médical. C'est un outil d'accompagnement non thérapeutique.
Pour qui, et comment
Comment cela se passe
L'orthodiplopie accompagne enfants, adolescents et adultes. Certains arrivent sur le conseil de leur orthophoniste, qui repère la dimension visuelle d'une difficulté de lecture. Beaucoup d'autres viennent parce qu'un parent, un proche, une famille leur a parlé de ce qu'ils ont observé : ici, le bouche-à-oreille raconte tout. D'autres encore poussent la porte parce qu'ils sentent, simplement, que quelque chose résiste malgré tous les efforts.
Comprendre ce qui se joue
Le point de départ est le même pour tout le monde : prendre le temps de comprendre ce qui se joue dans la coordination des deux yeux. Un appel gratuit d'abord ; un bilan visuel si le suivi se fait en centre.
Des séances courtes et régulières
Puis, séance après séance, un travail ciblé vient remettre les deux yeux en coopération. De vingt à trente minutes, trois séances par semaine, pas plus, avec des repères clairs à chaque étape.
En centre, ou chez vous
Dans l'un de nos cinq centres, où le praticien observe en direct — ou avec un diploscope livré chez vous et un suivi à distance. La première séance à la maison se fait toujours accompagnée, par téléphone ou WhatsApp.
De cette approche sont nés les Centres Cohérence. Ce qui a commencé près d'Avignon s'est étendu au Gard, à la Belgique, à Montpellier et jusqu'à Fès, au Maroc, et d'autres praticiens ont été formés — pour que chaque famille trouve, près de chez elle, un accompagnement fidèle à l'esprit de l'orthodiplopie. Tous les Centres Cohérence
Où commencer
Ce que ça coûte, et combien de temps
Un accompagnement dure généralement trois à quatre mois, avec un début et une fin. Deux façons de le suivre.
Chez vous, en location
Le diploscope livré prêt à l'emploi, l'application avec vos exercices préparés et le suivi à distance du praticien. Sans engagement, aucune caution, 40 € d'envoi une seule fois. Pas de bilan : un appel gratuit suffit pour démarrer.
En centre, avec un praticien
25 € en Belgique. Un bilan de 60 € ouvre l'accompagnement — il est obligatoire en centre — et le praticien ajuste chaque test en direct, séance après séance. Le détail des tarifs et le remboursement par votre mutuelle.
Vos questions
Ce qu'on nous demande au téléphone
Il saute des lignes quand il lit, est-ce que ça se travaille ?
Oui, c'est même l'un des motifs les plus fréquents. Sauter des lignes, relire deux fois la même, perdre sa place : ce sont des signes que les deux yeux ne tiennent pas ensemble sur la ligne de texte. C'est ce que l'on observe dans l'appareil, et ce sur quoi portent les exercices. Le test en quelques questions
Il a dix dixièmes, l'ophtalmologiste n'a rien trouvé — alors pourquoi ça coince ?
Parce que l'acuité et la coordination sont deux choses différentes. Voir net, c'est l'acuité, et elle peut être parfaite. Faire travailler les deux yeux ensemble sur une ligne de texte pendant vingt minutes, c'est une commande nerveuse, et elle peut être en difficulté sans que l'examen de la vue le montre.
Combien de temps ça dure, et après on arrête ?
Généralement trois à quatre mois, à trois séances par semaine de vingt à trente minutes. L'accompagnement a un début et une fin : la plupart des personnes n'ont ensuite plus besoin de continuer. Nous refaisons le point régulièrement, et si cela n'apporte rien, nous vous le disons et nous arrêtons.
On habite loin, est-ce qu'on peut le faire à la maison ?
Oui, et c'est aujourd'hui l'essentiel de ce que nous faisons. Le diploscope est envoyé chez vous, avec une application qui contient les exercices préparés par le praticien et une vidéo pour chacun. La première séance à la maison se fait toujours accompagnée, par téléphone ou WhatsApp. Louer un diploscope
Est-ce que ça remplace l'orthophoniste ?
Non, jamais. L'orthophoniste travaille de la feuille à l'œil, l'orthodiplopie travaille de l'œil au système nerveux : ce sont deux champs différents, et ils se complètent. Nous demandons que tout suivi en cours soit maintenu, et qu'un bilan de vue complet ait été fait.
À partir de quel âge ?
À partir de la grande section, dès qu'un enfant peut décrire ce qu'il voit, et sans limite d'âge ensuite : adolescents et adultes représentent une bonne part des personnes que nous accompagnons. Chez l'adulte : fatigue visuelle et écrans
Découvrez aussi
L'orthodiplopie est une approche de bien-être, non thérapeutique, issue du Dr Rémy et de la méthode G.Quertant. Elle ne constitue pas un traitement médical, ne pose aucun diagnostic et ne remplace ni un suivi médical, ni orthophonique, ni orthoptique. Le diploscope n'est pas un dispositif médical. Les schémas de cette page illustrent ce qu'une personne décrit pendant une séance ; ils ne constituent pas un examen.
Parlons-en
Un appel suffit, et il ne vous engage à rien
06 80 72 12 54Racontez-nous ce que vous observez. Nous vous dirons franchement si l'orthodiplopie a du sens dans votre situation — y compris si la réponse est non.
Appelez-nousLe soir, ou depuis un ordinateur : écrivez-nous sur WhatsApp ou par e-mail, nous vous rappelons.
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