Bilan orthoptique et bilan neurovisuel : ce que c’est, comment ça se passe

Un enseignant vous a suggéré un bilan orthoptique. Un médecin a parlé de bilan neurovisuel. Vous cherchez à savoir de quoi il s’agit, qui le fait, comment ça se passe et si votre enfant en a besoin. Voici des réponses simples, puis nous vous expliquerons où se situe notre propre travail — qui est autre chose, et qui se fait chez vous, partout en France.

Qu’est-ce qu’un bilan orthoptique ?

C’est un examen réalisé par un orthoptiste, professionnel de santé diplômé d’État. Il évalue le fonctionnement des yeux entre eux : la façon dont ils se coordonnent, convergent, suivent une ligne, tiennent la fixation. On l’appelle parfois bilan neurovisuel quand il s’intéresse plus particulièrement au traitement de l’information visuelle : repérage dans l’espace, balayage d’une page, attention visuelle.

Il se prescrit en général par un ophtalmologiste, un médecin traitant ou un pédiatre, et il est pris en charge par l’Assurance Maladie sur prescription. C’est un acte de santé : nous ne le pratiquons pas.

Comment se passe un bilan orthoptique ?

Il dure généralement entre 45 minutes et une heure et demie, parfois en deux rendez-vous. Il n’y a rien de douloureux, rien d’invasif : ce sont des exercices d’observation. L’orthoptiste fait suivre du regard une cible, rapprocher un objet jusqu’à ce que la vision double, lire des lignes, repérer des formes.

À la fin, il remet un compte rendu écrit au médecin prescripteur, avec ses conclusions : soit tout est normal, soit il propose une rééducation orthoptique, en séances, elle aussi prise en charge sur prescription.

À quel moment y penser pour son enfant ?

Les situations qui amènent souvent à en parler à son médecin :

  • Il saute des lignes ou des mots, perd sa place en lisant, suit du doigt bien après l’âge où on le fait.
  • Il se plaint de maux de tête aux devoirs, se frotte les yeux, rapproche beaucoup la feuille.
  • Il comprend très bien à l’oral, et bien moins à l’écrit.
  • Copier depuis le tableau lui prend un temps considérable.
  • Il fatigue vite, s’agite ou décroche après quelques minutes de lecture.

Chez l’adulte, les mêmes questions se posent autrement : journées d’écran interminables, yeux qui tirent, vision qui se brouille en fin de journée, maux de tête, irritabilité le soir. Là aussi, un contrôle de la vue est la première étape.

Un point important : ces signes ne disent pas d’avance ce qu’on trouvera. Un bilan orthoptique peut revenir parfaitement normal alors que la personne peine réellement — la lecture met en jeu bien d’autres choses que la mécanique des yeux. C’est pour cela que l’orthophonie, l’ophtalmologie et l’orthoptie se complètent.

De la feuille à l’œil, et de l’œil au système nerveux

Voici comment nous expliquons la différence aux familles, et c’est la phrase la plus utile de cette page.

L’orthoptie et l’orthophonie travaillent de la feuille à l’œil. Comment le texte est perçu, décodé, compris : la coordination des yeux d’un côté, le langage écrit de l’autre. Ce sont des professions de santé, avec des diplômes d’État et une prise en charge.

Nous travaillons de l’œil au système nerveux. Non pas ce que l’œil voit, mais ce que cela coûte à la personne : la fatigue qui monte au bout de dix minutes, la tension qui s’installe, l’agacement en fin de journée, la concentration qui lâche. Notre travail porte sur cette dépense-là.

Ce n’est ni concurrent ni supérieur : c’est autre chose, en aval. Une personne suivie en orthophonie ou en orthoptie continue son suivi ; nous n’y touchons jamais.

Ce que nous faisons, chez vous, partout en France

La plupart des personnes que nous accompagnons ne viennent jamais dans un centre : elles s’entraînent chez elles. Vous louez un diploscope, un appareil d’optique, livré prêt à l’emploi partout en France. Le praticien prépare vos exercices dans l’application, avec une vidéo pour chacun, suit la progression et ajuste le programme au fil des semaines. Comptez trois séances par semaine, de vingt à trente-cinq minutes selon l’âge.

Rien de scolaire dans ces exercices : l’enfant ne lit pas, ne récite rien, n’est pas évalué. Il fait converger ou séparer des images, en respirant. L’adulte fait de même, souvent le soir, quand les yeux ont donné tout ce qu’ils avaient.

Les échanges avec le praticien se font par téléphone ou par messagerie, et le suivi à distance est compris dans la location. C’est ce qui permet à des familles de Bretagne, du Nord ou de Nouvelle-Aquitaine de travailler exactement comme celles qui habitent à côté de nous.

Et si vous êtes à proximité d’un de nos centres — dans le Vaucluse, dans le Gard ou en Belgique —, vous pouvez commencer par une séance sur place, d’environ 45 minutes, puis poursuivre chez vous. Les deux chemins mènent au même travail.

Ce que nous faisons n’est pas un acte médical : nous ne sommes pas orthoptistes, nous ne réalisons aucun bilan orthoptique, nous ne posons pas de diagnostic, nous ne prescrivons rien et nous ne demandons jamais d’arrêter un traitement ni un suivi. Le diploscope est un outil d’accompagnement, pas un dispositif médical.

Questions fréquentes

Combien de temps dure un bilan orthoptique ?

Entre 45 minutes et une heure et demie selon l’âge et ce qui est recherché, parfois réparti sur deux rendez-vous. Les délais pour obtenir un rendez-vous, eux, varient beaucoup d’une région à l’autre.

Bilan orthoptique et bilan neurovisuel, quelle différence ?

Le second est une forme du premier, orientée vers le traitement de l’information visuelle : balayage, repérage, attention visuelle, coordination œil-main. Les deux sont réalisés par un orthoptiste.

Faut-il une ordonnance ?

Pour la prise en charge par l’Assurance Maladie, oui : demandez-la à votre médecin traitant, à votre pédiatre ou à votre ophtalmologiste. Les modalités évoluent, votre praticien vous dira ce qui s’applique.

Le bilan est normal et la difficulté reste. Pourquoi ?

Parce que la mécanique des yeux n’est qu’un des éléments. Le langage écrit, l’attention, la fatigue nerveuse, l’anxiété devant la page jouent aussi. C’est souvent à ce moment que les familles et les adultes nous appellent : quand les examens sont normaux et que la gêne demeure.

Faites-vous des bilans orthoptiques ?

Non. Nous ne sommes pas orthoptistes et nous ne réalisons aucun examen de santé. Notre travail est un accompagnement par l’entraînement visuel, qui vient en complément et jamais à la place d’un suivi médical, orthoptique ou orthophonique.

Faut-il avoir passé un bilan avant de commencer avec vous ?

Non, ce n’est pas une condition. Nous encourageons simplement chacun à avoir un suivi médical à jour, et notamment un contrôle de la vue, comme pour toute difficulté qui dure.

J’habite loin de vos centres, est-ce possible ?

Oui, c’est même le cas le plus fréquent. Le diploscope est livré chez vous partout en France, les exercices sont préparés dans l’application et le praticien vous suit à distance. Aucun déplacement n’est nécessaire.

À partir de quel âge ?

À partir de 6 ans, et jusqu’à l’âge adulte. Les exercices sont adaptés à l’âge et au rythme de chacun.

Nous joindre

Le diploscope est livré partout en France, avec le suivi du praticien à distance. Nos centres reçoivent également dans le Vaucluse (Entraigues-sur-la-Sorgue, près d’Avignon), dans le Gard et en Belgique. L’orthodiplopie est une discipline créée par Guillaume Liffran, fondateur de l’orthodiplopie et des Centres Cohérence ; le réseau réunit plusieurs praticiens formés. Le premier échange téléphonique est gratuit : 06 80 72 12 54.

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