D’où vient l’orthodiplopie : le diploscope, le docteur Rémy et les travaux de Georges Quertant

Vous êtes peut-être arrivé ici en cherchant une approche dont on vous a parlé, sans savoir exactement d’où elle vient ni où la pratiquer aujourd’hui. Cette page raconte l’histoire de l’appareil et des travaux dont l’orthodiplopie est issue, ce qu’elle en a gardé, et ce qu’elle en a écarté.

Le diploscope existait avant

Le diploscope est un appareil d’optique décrit au XIXᵉ siècle par le docteur Rémy. Son principe est simple et n’a pas changé depuis : une plaque percée présente une image différente à chaque œil. Selon ce que la personne décrit — combien de repères elle voit, et comment ils sont disposés — on sait comment ses deux yeux se sont placés à cet instant précis.

Ce n’est ni un test d’intelligence, ni un test de lecture, ni un examen de la vue. C’est une observation directe du réglage entre les deux yeux, et elle ne demande à la personne que de décrire ce qu’elle voit.

Georges Quertant, chercheur français

Georges Quertant (1894-1964) était un chercheur français. Dans les années 1950, il a repris et modifié le diploscope de Rémy pour en faire un outil d’observation du contrôle nerveux du regard, et non plus seulement un instrument de mesure optique.

Son apport tient en une idée : le placement des deux yeux n’est pas un geste volontaire. Il est commandé en continu par le système nerveux, sans que personne s’en aperçoive. Observer ce placement, c’est donc observer une commande — et travailler sur cette commande, plutôt que sur l’œil lui-même.

Ses travaux ont donné naissance à plusieurs approches, portées aujourd’hui par des réseaux distincts, avec des appareils, des durées et des tarifs différents. L’orthodiplopie est l’une de ces suites, et elle assume de ne pas être les autres.

Ce que l’orthodiplopie a gardé

  • Le diploscope, et le principe de l’observation par ce que la personne décrit.
  • L’idée que le réglage du regard est commandé par le système nerveux et non par la volonté.
  • La lecture des configurations : ce que signifie voir trois repères, quatre, cinq ou six.
  • Le travail par exercices courts et répétés, plutôt que par séances longues et espacées.

Ce qu’elle a écarté, et pourquoi

Une seule distance, celle de la lecture. Les appareils issus de ces travaux fonctionnent à plusieurs distances : de loin, en intermédiaire, en effort. Notre diploscope est calibré à une seule, 42,7 cm — la distance moyenne entre l’œil et le livre, mesurée sur une centaine d’enfants au cours de l’année écoulée. Un réglage peut très bien tenir à trois mètres et lâcher à quarante centimètres. Si la difficulté apparaît quand l’enfant lit, c’est à la distance de la lecture qu’il faut regarder.

Le déplacement en centre. Nous ne demandons à personne de venir deux ou trois fois par semaine pendant des mois. L’appareil est envoyé à la maison, les exercices sont préparés à distance par le praticien, et le suivi se fait de la même façon.

Le vocabulaire du soin. L’orthodiplopie ne soigne rien, ne diagnostique rien et ne guérit rien. C’est un entraînement visuel, et nous en parlons comme tel.

Le point que nous mettons au centre : progresser ou s’adapter

Une personne gênée trouve toujours une solution. La plus fréquente consiste à cesser d’utiliser un œil pour lire. On appelle cela une inhibition. Elle finit par lire — avec un demi-système.

Vu de l’extérieur, cela ressemble à un progrès : moins de plaintes, plus d’endurance. Or une personne qui a réellement retrouvé son réglage se plaint moins aussi. Les deux évolutions se ressemblent trait pour trait, et rien dans le comportement ne permet de les distinguer. Seule l’observation à l’appareil le permet. C’est pour cette raison que nous refaisons le point régulièrement, au lieu de demander simplement si ça va mieux.

Vous cherchiez cette approche ?

Beaucoup de personnes nous écrivent après avoir entendu parler de ce travail par un proche, un professionnel de santé, ou une lecture ancienne — et se heurtent à la même difficulté : il y a peu de centres, ils sont loin, et les prix ne sont presque jamais affichés.

Voici ce que nous proposons, sans détour :

  • L’appareil arrive chez vous, prêt à l’emploi, en France, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et au Québec.
  • 140 € par mois, plus 40 € d’envoi une seule fois. Sans caution, sans engagement, résiliable à tout moment.
  • Aucun bilan payant préalable. Un échange téléphonique gratuit suffit pour savoir si cela a du sens dans votre situation — et nous le disons aussi quand ce n’est pas le cas.
  • 2 à 3 séances par semaine, 20 à 35 minutes, avec les exercices préparés par un praticien et une vidéo pour chacun.

Nous sommes à ce jour les seuls à publier le prix de la location. Vous savez ce que cela coûte avant même de nous appeler.

Où nous trouver

Trois Centres Cohérence accueillent en présentiel : le Vaucluse, à Entraigues-sur-la-Sorgue près d’Avignon ; le Gard, à Montfrin près de Nîmes ; et la Belgique, à Sint-Pieters-Leeuw près de Bruxelles. Un quatrième ouvre à Montpellier dans les prochains mois.

Chaque praticien a été formé personnellement par le fondateur de la discipline et travaille avec le même appareil et la même méthode. Et si aucun centre n’est proche de chez vous — c’est le cas de la plupart des familles que nous accompagnons — le diploscope est livré à votre domicile, avec le même suivi.

Ce que nous ne disons pas

L’orthodiplopie n’est ni un soin, ni un traitement, ni un diagnostic. Le diploscope n’est pas un dispositif médical : c’est un outil d’accompagnement non thérapeutique. Nous ne remplaçons ni votre médecin, ni votre ophtalmologiste, ni votre orthoptiste, ni votre orthophoniste, et le premier réflexe reste toujours un bilan de vue complet.

Nous ne promettons aucun résultat, et nous vous invitons à vous méfier de quiconque le ferait.

Pour en parler

Le plus simple est un appel de quelques minutes. Vous décrivez ce que vous observez, et vous repartez avec une réponse claire — y compris si la réponse est que ce n’est pas ce qu’il vous faut.

 

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